L’église

Il ne manque plus qu’une église pour faire de La Mouline un charmant petit village

Au 19ème siècle, Henri Affre
église de La Mouline

L’église existe à présent, mais elle ne fut tout d’abord qu’une chapelle de secours. Celle-ci fut bâtie en 1909 sous l’impulsion de M. Adrien Rodat, maire d’Olemps et l’Abbé Causse, vicaire à St Amans de Rodez.

Sa réalisation put se faire grâce à une souscription publique organisée par quatre jeunes gens : (MM. Denis Acquier d’Olemps – Albert Sabathier de Bénéchou – Edouard Arnal et Joseph Bastide de La Mouline) qui réunirent six cents francs or.

Elle fut bâtie dans l’année, par les ouvriers de l’entreprise Rouquet de Rodez, aidés d’une main d’œuvre bénévole de la commune.

Cet empressement de la population était motivé par l’éloignement de l’église de St Amans (leur paroisse) pour les offices dominicaux et surtout les enterrements. Il fallait, à pied, accompagner les cortèges funèbres jusqu’à Rodez, puis revenir au cimetière de La Mouline, qui existait depuis 1904.

Et le 23 mars 1910, Mgr Ch. de Ligones bénissait la petite chapelle et l’ouvrait au culte seulement pour la messe du dimanche et les sépultures (avec certaines réserves). Ce fut l’Abbé Causse, alors vicaire à St Amans de Rodez, qui fut désigné comme premier desservant de la chapelle de La Mouline. Il faut signaler que des dons généreux avaient permis la parure intérieure de la petite église et l’achat des ornements sacerdotaux alors nécessaires au culte.

Ce n’est qu’en 1962, que cette chapelle de secours, à la forme classique et sobre d’une croix latine (dessinée par l’architecte Salvan), devint église paroissiale où tous les offices du culte furent célébrés, et qu’un prêtre put y résider. Le premier de ceux-ci fut l’Abbé Serin qui entreprit des transformations importantes : (les travaux de consolidation exécutés en 1930, par M. François, serrurier – forgeron à La Mouline, s’avéraient insuffisants) – Réfection des crépis – rejointement de la voûte – installation d’un éclairage électrique rénové – érection des fonts baptismaux, etc…

Le 5 décembre 1964, Mgr Menard bénit la salle paroissiale et le presbytère.

Le 19 décembre 1964, vit l’érection canonique de la paroisse de Saint Amans de La Mouline.

L’année 1969 apporta de nouveaux changements à cet édifice, qui donnèrent à l’ensemble, une beauté discrète, incontestable.

L’autel roman est en pierre calcaire. Son plan a été tracé par M. le Chanoine Canaguier de Rodez, et réalisé par notre compatriote : l’entrepreneur-maçon Roger Bauguil, domicilé à Malan.

Le 1er mars 1970, il fut consacré par Mgr Foulquier, délégué de l’évêque, assisté par les chanoines Cance-Canaguier et l’Abbé Charles Bernard, curé de la paroisse, lors d’une impressionnante cérémonie.

L’autel reçut les reliques de Saint Jean Bosco, rapportées par les jeunes de la paroisse au retour d’un camp à Turin, Sainte Bernadette Soubirous, Sainte Emilie Rodat (notre Sainte Aveyronnaise).

A gauche, le tabernacle est en grès rose, plaqué au mur, en forme de niche, sculpté par M. Ayffre, tailleur de pierre à Olemps.

Derrière l’autel, un grand Christ de bois reçoit les reflets de deux verrières colorées (18 m2 au total pour éclairer l’église) dues au talent du Père Ephrem de l’Abbaye d’En Calcat.

Dans la chapelle de droite, une très belle statue de « La Vierge et l’Enfant » a été bénie le 15 août 1969 par M. le chanoine Canitrot, curé de St Amans de Rodez, qui en a fait don à la paroisse de La Mouline.

Exhumée de la chapelle du Tiers-Ordre de Rodez (en désaffection), nettoyée par les soins de Mme de Rodat d’Olemps, elle apparut en joli bois de poirier rouge, (datant sans doute, du 18ème siècle) pleine de finesse et de grâce.

L’église est dotée de 50 bancs de style rustique qui reposent sur un sol de dalles en grès d’Artois, dont la tonalité jaune orangé s’harmonise parfaitement avec les arceaux de la voûte en belle pierre calcaire aux tons ocrés (cette pierre serait semblable à celle qui compose le mur du Souvenir à Sainte Radegonde).

Le clocher, avec ses deux niches ouvertes, n’était pourvu que d’une cloche « Maria Josepha » achetée à la fonderie Bollée du Mans (Sarthe) en 1909 et qui devenait de plus en plus déficiente. Grâce à une souscription, le conseil paroissial lui a donné une compagne. Elle fut bénite le 30 septembre 1973 et baptisée « Thérèse » (en souvenir du centenaire de la Grande Sainte). Sortie de l’entreprise Granier, d’Hérépian (Hérault), elle pèse 150 kg.

Sur ses flancs, elle porte pour devise, des paroles mêmes de la Sainte, extraite de son livre « L’histoire d’une âme » : « Ma mission va commencer de faire aimer le Bon Dieu comme je l’aime » « Ste Thérèse de l’Enfant Jésus ». Sur l’autre face, une autre inscription : « Mes donateurs sont les paroissiens de La Mouline », « j’ai été bénite le 30 septembre 1973 par Mgr Jean Menard, évêque de Rodez, Charles Bernard, Curé, le Maire d’Olemps, François Granier, fondeur ».