L’école libre et le couvent de la Mouline

Le 3 Décembre 1851, La Mère du Bon Pasteur, fondatrice du Couvent du St Cœur de Marie, répond à la requête de M. Monteillet, premier vicaire de St Amans de Rodez, pour doter La Mouline, d’une école religieuse.

Les enfants de ce quartier, éloignés de tout établissement scolaire et culturel, vivaient dans l’ignorance et l’indiscipline.

Au début, elle fit location de la maison Bastide-Ginisty (ancienne teinturerie appartenant à la mère de J. Bastide). C’est la maison actuelle de M. Bessiere, n° 11, dont les frais de réparation furent couverts par la générosité de Melle de Monseignat.

Trois religieuses inaugurent la fondation de La Mouline. Dès l’ouverture, 20 fillettes se font inscrire. Avant de commencer tout exercice scolaire, les sœurs les conduisent à l’église St Amans, pour y entendre la messe, célébrée à leur intention.

Quoique souffrante, la Mère du Bon Pasteur tient à les accompagner, prenant appui sur le bras d’une religieuse, à cause de ses douleurs rhumatismales. L’école prospère vite.

Dès le mois de Mai 1852, le petit Couvent de La Mouline, devient le lieu d’exercices religieux : hommes et femmes viennent, même des hameaux voisins, s’associer aux enfants pour prier la Vierge Marie. (Le mois de Marie se fit jusqu’après la guerre de 1945, à l’église).

La maison primitive de cette fondation porta longtemps sur ses murs l’enseigne : « Couvent de la Mouline ».

A cause de la vétusté et de l’exiguïté de ce premier local, les sœurs le quittent pour habiter une maison près de la Croix (maison Soulié) que la commune a achetée pour y établir l’école des filles et le logement de l’institutrice.

Expulsées en 1903(lois laïques), elles se réfugient au centre de La Mouline, n° 48, à l’ancienne maison de M. Labarthe.

Enfin, vers 1908, elles s’installent au château de Castel-Gaillard où elles assurent à ce jour, l’école maternelle et primaire et la cantine du repas de midi.

Cette demeure leur fut donnée, en viager, en 1908, comme il a été déjà dit, par la dernière survivante de la famille Guiral, Mme Vve Henri Louis Guiral, (sœur de Mme J. Bastide, mère) qui est décédée le 28 juillet 1910 à l’âge de 75 ans.

Une seconde fondation de religieuses garde-malades, fut créée en 1888, à la suite d’une donation du foyer Cance qui n’avait pas d’héritiers.

C’était au n° 55 à La Mouline, à droite de la RN 88, au-dessus du viaduc de chemin de fer.

Pendant longtemps les religieuses assurèrent les soins à domicile des malades et de plus exploitèrent une toute petite ferme qui assurait produits laitiers et potagers à la maison mère de Rodez.

C’étaient les lavoirs de la clinique Saint Louis, à cause de la proximité des sources pures du petit ruisseau de la Brienne.

Cette maison a été fermée et vendue depuis 1973.